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Mars 2010
Dans le cadre de la démarche de la Ville en faveur de l’environnement et plus globalement du développement durable, la construction du centre culturel Quai des Arts a fait l’objet d’un «chantier vert». Une première pour la ville, qui a dressé un premier bilan.
La réalisation du complexe socio-culturel fait l’objet d'une démarche H.Q.E.. Ce type de chantier doit gérer les nuisances environnementales générées par ses différentes activités, pour préserver les ressources naturelles et réduire l’impact du chantier sur l’environnement (en termes de déchets produits, de pollutions induites de l’eau, de l’air et du sol, ou encore de consommation en énergie et en eau) mais également pour réduire les nuisances ressenties par le personnel et les riverains (bruit, poussières, accessibilité, …).
Un cahier des charges exigeant et détaillé a donc été rédigé pour permettre une gestion rigoureuse de la qualité environnementale du chantier.
Le bilan environnemental de cette première expérience à Rumilly est plutôt encourageant même si des points restent encore à améliorer.
La mise en place d’un tri organisé et encadré sur le site a permis la valorisation de près de 90 % des déchets produits, tout en réalisant une économie d’environ 50 % sur le poste « déchets » du chantier. Aucun accident environnemental n’a été à déplorer, grâce notamment à toutes les mesures préventives mises en œuvre : bacs de récupération des huiles, filtration des eaux de lavage, protection des sols par des bâches ...
Ce type de démarche était une première pour la plupart des entreprises intervenantes.
La réussite d’un tel chantier repose en partie sur une bonne communication en interne, une bonne formation et sensibilisation du personnel et bien évidemment sur une participation active de ce dernier. Pour aider les entreprises à sensibiliser ses ouvriers, diverses mesures ont ainsi été mises en place : distribution d’un livret d’accueil, installation de panneaux informatifs, organisation hebdomadaire de points d’information à la sécurité et à l’environnement ou encore participation à des réunions « chantier vert ». Cependant, ce type de démarche étant une première pour la plupart des entreprises intervenantes, l’intégration de l’environnement dans les méthodes de travail n’a pas toujours été perçue comme une évidence. Des progrès restent encore à faire dans les changements de comportements et l’acquisition des bonnes pratiques, afin d’éviter notamment les erreurs de tri ou encore de permettre la récupération de toutes les fiches techniques des produits.
Malgré quelques dysfonctionnements, ce premier chantier peut être considéré comme une réussite. Grâce aux retours d’expérience, des axes de progrès sont déjà définis, pour faire des prochains « chantiers verts » à Rumilly des exemples en la matière.
Aujourd’hui il n’est plus à prouver que la gestion environnementale d’un chantier fait économiser de l’argent, que la propreté d’un chantier limite les accidents et permet à chacun de travailler sur un espace propre dans le respect de son voisin, sans parler de l’intérêt environnemental. Tous les acteurs sont concernés, maître d’ouvrage, maître d’œuvre et entreprises, car chacun peut y trouver un intérêt propre.
En outre, la réalisation d’un bâtiment HQE se doit de débuter par un chantier irréprochable.
La « Haute Qualité Environnementale » (HQE) vise l'intégration, dans le bâti, des principes du développement durable. Il ne s'agit pas d'une réglementation ni d'un label, mais d'une démarche volontaire pour maîtriser les impacts générés par un bâtiment sur l'environnement, tout en assurant à ses occupants des conditions de vie saines et confortables. Le bâtiment doit satisfaire ces critères dès sa mise en œuvre et tout au long de sa vie, jusqu'à sa déconstruction.
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