Un nouveau plan de circulation quartier de la Fuly

Un nouveau plan de circulation quartier de la Fuly

Pierre Béchet a présenté le projet d’un nouveau plan de circulation aux habitants de l’arrière-gare lors de leur rencontre de quartier “Rives du Chéran” le 6 mars dernier.

De la rue de l’industrie à l’extrémité sud de la route de la Fuly, la circulation va être revue et se fera sous la forme d’un circuit. Un circuit qui se fera principalement en sens unique, et dédiera la moitié de la chaussée existante aux piétons et aux vélos. La rue de la Fuly sera séquencée en plusieurs tronçons pour faciliter la cohabitation entre les voitures, les vélos et les piétons et sécuriser en priorité les modes doux. En bref, apaiser les déplacements.

C’est le premier aménagement de ce type à Rumilly, qui s’inspire des plans de circulation par poches mis en place dans les grandes villes, à l’exemple d’Annecy. Il devrait être mis en place d’ici l’été. Cette première réflexion s’inscrit dans un plan de déplacement plus vaste entre la base de loisirs du plan d’eau et le centre-ville.

Pierre Béchet, maire de Rumilly

« La ville est en retard sur les pistes cyclables »

« Avant la Fuly était un hameau. Aujourd’hui, ce quartier jouxte le centre-ville et beaucoup de gens y circulent à pied et à vélo. En même temps il est coupé par la voie de chemin de fer, le rendant accessible par un unique pont, le pont du Mont-Blanc, qui dessert aussi de grandes entreprises. Ce passage obligé constitue un vrai goulot d’étranglement.

Les déplacements doux sont difficiles et la circulation très compliquée, et les deux ne vont de surcroît pas ensemble. Nous y réfléchissons depuis longtemps et nous sommes à un point où nous n’avons plus le choix. Nous devons donner une vraie place aux déplacements doux, et cela se fera nécessairement au détriment de la voiture.

La ville est en retard. Les élus dont je suis ne souhaitaient pas priver les gens de leur voiture. Il faut passer au-delà et mettre les bouchées doubles pour revoir la place de la voiture dans nos villes.

Les jeunes générations sont prêtes pour cela. La consultation des habitants milite sans appel. C’est une question de responsabilité morale. Pour notre qualité de l’air, le bruit, l’agressivité routière quotidienne que cela engendre, la sécurité de tous. A l’échelle de notre ville nous devons apprendre à nous déplacer autrement ».